Ils
ont une pointe d'accent anglo-saxon et ont visiblement parfaitement su
s'adapter au rythme niçois. « Co-T-Café » au 11, rue Meyerbeer
propose, outre les « classiques » des pauses-déjeuner, des salades de
fruits frais, mais surtout des cascades de fromage blanc aux fruits
frais, coulis maison et accessoirement muesli, absolument décoiffants. «
Aux Etats-Unis on appelle cela les parfaits », explique Thomas Starek.
« Je vais acheter mes fruits frais au MIN, on fabrique nous-même le
coulis, et on utilise du fromage blanc non sucré. Et on a du succès ». À chaque fois, ce sont des fruits de saison, et en hiver, on a des versions miel-pommes-raisins secs... Ces
« spécialités » sont vendues 4€. Le snack propose aussi des cafés
aromatisés, des smoothies, des frappés et se lance également dans le
bar à jus. Ouvert tous les jours de 7 à 20 heures. C’est notre coup de cœur de la semaine ! A découvrir à Co-T-Café, 11 bis rue Meyerbeer.
Avec la Liquid Food, manger ne s’associe plus
forcément à mastiquer, mâcher… Car c’est en buvant, sirotant qu’elle
nous invite à découvrir autrement nos aliments.
A l’heure du “mangez au moins 5 fruits et légumes par jour”, on se
revigore par ces mois de grand froid, avec des jus de fruits et légumes
frais.
Allez faire votre marché ou sillonnez les rayons de votre supermarché
et remplissez votre panier de pommes, carottes, brocolis. Sortez vos
mixers et créez vos propres recettes sucrées/salées.
Et si l’ustensile adéquat vous manque, allez découvrir les bars à soupe ou à smoothie de votre quartier.
Redécouvrez des goûts, des saveurs et des couleurs naturelles bien
trop souvent gommés ou perdus au milieu d’ajouts ou de concentrés.
Les fruits se dégustent sous forme de milkshake (à base de crème glacée), de smoothie (à base de yaourt), ou de jus frais tout simplement.
Petit mémo : qui dit fruits et légumes dit abondance de sels minéraux, vitamines et anti-oxydants.
On requinque son corps, on lutte contre le vieillissement et on renforce son système immunitaire.
Naturels, sensuels et nomades, ces «fruits à boire» qui donnent la pêche déferlent en France. Décryptage de la folie smoothies
Ils
sont partout. En flacon à la sandwicherie, en brique au rayon frais du
supermarché et même dans les distributeurs, sur les quais du métro.
Sans oublier la version «minute» dans les bars à jus. Dans l'acception
la plus stricte du terme, un smoothie (prononcer
«smouzi») est un mélange de jus de fruits et de fruits mixés, savoureux
et nutritionnellement irréprochable. Des vitamines à gogo, des fibres à
la pelle - les fruits sont broyés au blender et gardent donc leur pulpe
- zéro additif, zéro conservateur. Son goût est souvent aussi exquis
qu'inédit. «Le gros avantage des smoothies, c'est qu'en
mixant les fruits nous fusionnons littéralement les parfums pour créer
des saveurs nouvelles», explique-t-on dans un bar parisien spécialisé.
Mais c'est la texture, surtout, qui rend fou. Lisse et onctueuse
(smooth, en anglais), à mi-chemin entre la purée et le jus, cette
potion à base de banane, mangue, passion, fraise ou canneberge tapisse
délicieusement les papilles, tandis qu'on la biberonne avec extase, en
étant sûr de se faire du bien. Magique, non?
Aux Etats-Unis, le smoothie déferle depuis dix ans. Il serait né du
côté du Pacifique, pour redonner de l'énergie aux surfeurs entre deux
vagues. Il représente aujourd'hui un marché colossal. Entre chaînes de
bars et nouvelles recettes en supermarché, ces cinq dernières années, les ventes du secteur ont progressé de… 523%!
De
ce côté-ci de l'Atlantique, c'est la marque anglaise Innocent qui, la
première, a dégainé ses petites fioles. Une entreprise à l'image
«hypercool»: ses trois associés-fondateurs-copains vendaient leurs
smoothies le week-end à l'entrée des concerts. Jusqu'au jour où ils
décident d'abandonner leurs jobs dans la finance et la pub pour mixer à
plein-temps. Depuis, outre-Manche, leurs camionnettes recouvertes de
gazon et leurs petites bouteilles recyclées font partie du paysage.
Leur concurrent hexagonal a le même genre de profil. Après des vacances
au Brésil où ils consommèrent jusqu'à plus soif des sucos
mangue-passion-acerola, à base de fruits cueillis sur l'arbre ou
presque, Mathieu Le Bigot et Ariane Kiener, cousin et cousine, ont créé
Immedia, aujourd'hui le n° 1 français du secteur. Bien sûr, tous ces
jeunes «alterentrepreneurs» se livrent une guerre commerciale sans
merci. D'abord sur le front des vitamines. «Je pasteurise moins
qu'Innocent», déclare Pascal Hélou, fondateur de la start-up bretonne
Smoovie. «On ne chauffe qu'à 60 degrés, pendant quelques secondes»,
précise Mathieu Le Bigot (sans la «flash pasteurisation», les
smoothies, composés de produits frais, tourneraient illico). L'autre
champ de bataille, ce sont les fameux AJC (apports journaliers
conseillés). «Une bouteille de 250 ml équivaut au moins à 3 des 5
portions de fruits et légumes journalières conseillées», clame-t-on
chez Smoovie. «Dans chaque smoothie Innocent, il y a la totalité des
AJC», renchérit-on en face.
L'essentiel réside sans doute dans le fait que le smoothie colle parfaitement à notre obsession du moment: manger bon, simple et sain.
Dans les bars à jus, on glisse souvent dans la boisson quelque
ingrédient «dopant» exotique: Wanna Juice propose un Radical boost,
enrichi au ginseng, ou l'After after, au gingembre, proclamé «potion
magique des lendemains de fête». Certains cocktails intègrent de
l'açai, une petite baie surnommée «le Viagra de l'Amazonie». Et l'on
s'étonne que ça marche! Autre avantage: le smoothie se trimbale
partout. A l'ère du «snacking» généralisé, cela explique aussi son
succès. Son côté rassurant fait le reste. «Les smoothies sont vendus
dans des flacons directement inspirés du biberon», analyse Jean-Pierre
Corbeau, sociologue de l'alimentation à l'université de Tours. «Le
packaging accentue la lecture régressive du produit, mais aussi son
côté magique. En savourant des fruits mixés, on a l'impression de mieux
profiter de leurs bienfaits. Seul ennui: les producteurs de ces
boissons mettent tellement l'accent sur leurs vertus nutritionnelles
qu'on finit par en occulter la dimension calorique.» Or, si vertueux
soit-il, à 140 kilocalories la fiole, le smoothie est tout sauf un
produit minceur.
La meilleure façon de s'initier, c'est sans
doute d'aller bruncher dans l'un de ces bars à jus qui commencent à
fleurir dans les grandes villes. A Paris, les amateurs ont déjà leur
QG: le Bob's Juice Bar, tout près du canal Saint-Martin. Il y a
quelques mois, Marc Grossman, alias Bob, new-yorkais d'origine, a posé
son blender (et sa Gibson, et son cactus, et son ukulélé), dans un
local minuscule. Qu'importe, on s'y presse autour de la table d'hôte
pour les incomparables smoothies à base de produits bio. Invariablement
coiffé d'une grosse casquette et de lunettes à verres jaunes, le maître
des lieux concocte des préparations selon l'inspiration du jour. Il
n'hésite pas à utiliser des légumes (avocat, betterave…) ou des
compléments alimentaires naturels (jus d'herbe de blé, spiruline…). «Les combinaisons sont infinies. Il n'y a aucune règle»,déclare-t-il dans la préface du livre qu'il publie ces jours-ci chez
Marabout, où il a compilé ses meilleures recettes et ses «trucs» pour
réussir des smoothies maison. Par exemple, ne pas hésiter à utiliser
des fruits surgelés, qui donnent un résultat impeccable, à la fois
frais et consistant. Les ventes de blenders, un appareil ménager jadis
marginal, ne cessent d'augmenter.
Et on attend avec impatience que
débarquent chez nous ces sachets de mélanges de fruits surgelés spécial
jus qui font un tabac dans les supermarchés anglo-saxons. L'engouement
planétaire pour les smoothies est tel qu'il perturbe déjà, paraît-il,
le cours mondial des fruits!